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L’année 2010 a été le théâtre d’une grande découverte pour nous, familles touchées par le syndrome Kabuki.

En effet, nous avons appris eu d’apprendre qu’une équipe de chercheurs américains avait mis en évidence un gène impliqué dans le syndrome : le gène MLL2 , rebaptisé ensuite KMT2D .

Des chercheurs de l'Université de Washington à Seattle ont découvert les mutations génétiques qui expliquent environ les 2 tiers des cas de syndrome de Kabuki. Les résultats de la recherche, basés sur un mode de séquençage de l'ADN de 2ème génération, financé par le National Human Genome Research Institute (NHGRI- NIH) ont été publiés dans l'édition avancée en ligne du 15 août de la revue Nature Genetics. En utilisant un mode de séquençage de l'ADN de 2ème génération, rapide et moins coûteux, qui analyse des variations génétiques d'exomes humains ( soit environ 1 à 2% du génome humain contenant les gènes codant des protéines ) , les chercheurs ont pu isoler, un gène en particulier, dont la ou les mutations seraient à l’origine des 2 tiers des cas de syndromes de Kabuki. Les mutations du gène KMT2D conduisent à la production d'une protéine non fonctionnelle qui ne permet pas à l'ADN et son enveloppe protéique de se rassembler sous une forme correcte et compacte. « Nos résultats suggèrent que des mutations du gène KMT2D sont une cause majeure du syndrome Kabuki, » conclut le co-auteur principal de l’étude, le Dr. Jay Shendure, professeur adjoint de sciences génomiques à l'Université de Washington.

Enfin, il a été démontré par cette étude que le syndrome Kabuki est bien une maladie génétique héréditaire autosomique dominante d'apparition spontanée dans la famille (parents non atteints ne présentant pas la mutation identifié e chez leur enfant). En 2011 , une équipe belge menée par le prof. Lederer , lors d’une étude sur 6 patients , a mis en avant l’anomalie sur un autre gène appelé KDM6A localisé sur le chromosome X. Dans ce cas, le mode d’hérédité est mal connu. Un mode dominant est pressenti.

Le gène KDM6A a des propriétés identiques au gène KMT2D. Tous deux permettent, dans des conditions normales, à l'ADN de se dérouler pour que les gènes s'expriment correctement. Chez une personne atteinte du syndrome Kabuki, un mauvais déroulement de l'ADN ne permet pas une expression correcte des gènes, et cela concerne tous les gènes. Ceci explique la multitude de symptômes observés chez ces personnes atteintes d'une mutation dans l'un ou l'autre de ces gènes.


Date de création : 06/10/2010 : 22:33
Dernière modification : 13/10/2010 : 22:34
Catégorie : LA RECHERCHE - Dans le monde
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